Auditionner au sein de la famille / Auditioning within the Arashi family

Donnez votre maximum. Surpassez-vous. Mettez vos tripes sur la table le tambour.
C’est le message qui nous a toujours été véhiculé, à nous, les étudiants, par les membres d’Arashi Daiko. Et pour la première fois cette année, ils ont réellement décidé de le tester en nous mettant à l’épreuve.

L’an dernier, le gros groupe d’étudiants d’Arashi a été scindé pour accomoder ceux qui se démarquaient et pour leur permettre de progresser à leur rythme. Un groupe avancé a été créé. Avec mon reste de bédaine de deuxième grossesse consécutive et mes cernes (une larme?) de nouvelle maman, j’ai regardé mes condisciples les plus proches des sept dernières années graduer et changer de vitesse dans leur apprentissage. Chaque semaine, je les ai observés. J’ai essayé de copier leurs gestes afin de ne pas les laisser atteindre un niveau que je ne pourrais plus rejoindre. J’ai pratiqué, encore et encore, dès que le peu de temps laissé libre par mes deux petits minis me le permettait. Mais je ne frappais pas réellement…

Puis, en août, un courriel. Nous avions deux mois pour nous préparer à une audition pour nous joindre au groupe avancé. Le défi: jouer consécutivement trois pièces de Yatai Bayashi, dix de Miyake en accélérant et Narukami au odaiko, sans pause. Peu confiante en ma condition physique, j’ai décidé de me relever les manches et de m’atteler à cette tâche exigeante. Pratiquer tous les deux jours, sans faute. Réussir à enchainer les pièces de Yatai… difficile d’en faire deux, jusqu’à ce que ce soit possible d’en faire quatre. Absorber les commentaires, tenter de les appliquer, tous à la fois. Quel support nous avons reçu et fourni les uns aux autres durant cette période intense!

Puis, la date fatidique est arrivée. Six étudiants ont décidé de tenter le coup. Seulement deux ont été retenus. Et j’ai réussi! Noah et moi avons eu l’autorisation si convoitée de rejoindre les avancés. Je suis reconnaissante d’avoir reçu des commentaires constructifs qui me permettront de progresser. Je suis ravie de retrouver mes amis et de pouvoir enfin rejouer à leurs côtés, même si je suis triste d’en avoir laissé d’autres derrière. Mais surtout, je ne m’assois pas sur mes lauriers, car je sais que j’ai encore de nombreux défis taiko-esques à relever.

Je vais continuer à donner mon maximum. À me surpasser. Et j’espère avoir l’occasion bientôt de vous montrer ce que j’ai dans le ventre!

Maximum. Overcome yourself. Show some guts.
That is the message I have been hearing from Arashi Daiko members for the past seven years. This year, though, they decided to test us on it, for the first time.

Last year, Arashi Daiko’s student group was split to create an advanced group, in which students who stood out could progress at a faster pace. I had just come back from having my second child in a row, out of shape and tired, sad to see the people with whom I had been playing the most graduate and aim for higher levels. Nevertheless, every week, I watched them, studied with them and tried to copy them. I did not want to let them get away and get so far that I would never be able to catch up. I practiced, again and again, whenever my life with two little ones would allow it. But even so, I could not hit for real…

Then, in August, an email. We had two months to prepare for an audition to join the advanced class. The challenge: play Yatai bayashi three times in a row, followed by ten rounds of speeding up Miyake and Narukami on odaiko. Easy? Surely not. Feasible in my physical condition? Doubtful. Was I up for it? Of course! I practiced every other day, no excuse, until I could somewhat play four rounds of Yatai. I tried to apply all the comments I could receive… and oh! Did I receive a lot. We were so helpful with one another during that frenetic period!

Then, finally, the Day came. Six people tried out. Two succeeded. And I was one of them! Noah and I were allowed a spot on the coveted team!
I am so thankful for all the precious feedback received, and so happy to finally play again with the people I started playing with, even if I am sad to leave others behind. Most of all, I know that it IS possible and that I can never sit upon my laurels, because so many taiko challenges still await.

I will keep on giving my Maximum. Try to overcome myself. And I hope to show you my guts quite soon!