
Né en Chine et en Corée avant l’avènement de notre ère, le taiko a traversé la Mer du Japon pour se mêler intimement à la vie des pêcheurs et des fermiers du Japon profond. Le taiko sonnait le glas des guerres et attirait l’attention des dieux sur les demandes de récoltes généreuses. Il a joué un rôle important dans la musique à la cour, le gagaku, et est devenu un élément primordial dans les cérémonies bouddhistes et shintoïstes où il symbolisait la voix du Bouddha.
Encore aujourd’hui au Japon, à l’occasion des matsuri (festivals), le son tonitruant des énormes tambours résonne partout et les rues regorgent de personnes portant les omikoshi (sanctuaires shinto portables). Certains estiment à plus de 8000 le nombre de groupes de taiko au Japon, le plus célèbre étant sans aucun doute KODO, un groupe professionnel qui habite l’île Sado (www.kodo.or.jp). Les membres du groupe suivent une discipline de vie très stricte et un programme d’entraînement presque militaire, comme en témoignent leurs spectacles inspirants et leur public enthousiaste.
Le Japon d’après guerre a vu la recrudescence des arts traditionnels japonais et le taiko a acquis depuis ses lettres de noblesse autant au Japon qu’à l’étranger. Le kumi daiko (taiko en groupe) a été introduit à San Francisco en 1968 par Seiichi Tanaka. Le son du tambour n’a pas perdu son importance et le nouveau style de taiko le met en valeur par des nouveaux éléments visuels tels que la chorégraphie, le costume et la gestuelle. Le premier groupe canadien de taiko, Katari Taiko, a vu le jour à Vancouver en 1979.
La popularité grandissante du taïko en Amérique du Nord fait en sorte que des conférences ont lieu tous les deux ans en Californie. Des groupes nord américains et japonais se sont rencontrés à Los Angeles en 1997, 1999, 2001 et 2005, à Sacramento en 2003, ainsi qu’à Seattle en 2007 à l’occasion de ces conférences. À chaque fois, plus de 600 enthousiastes du taïko ont participé à des ateliers, des discussions de groupe, des improvisations et des concerts. Malgré le grand nombre de participants, on pouvait sentir l’esprit de famille qui les liait à la communauté du taïko. Les débutants et les vétérans étaient tous les bienvenus.
Ceci n’est qu’une brève introduction au taiko. Si vous voulez en savoir plus, veuillez cliquer sur le menu "Liens".
